Nos invité.e.s

Jean-Luc Nancy, philosophe proche de Jacques Derrida et Philippe Lacoue-Labarthe, a longtemps enseigné à l’Université de Strasbourg. Avec près de cent ouvrages, son œuvre touche à tous les domaines de la philosophie (esthétique, politique, phénoménologie, théologie) et convoque souvent les notions de corps et de communauté. Il a notamment publié Banalité de Heidegger (Galilée, 2015) et, plus récemment, Exclu le Juif en nous (Galilée, 2018).

Emmanuel Levine est un ancien élève de l’ENS, agrégé et doctorant en philosophie à l’Université Paris-Nanterre. Sa thèse porte sur l’éthique de Levinas et les théories de l’invisibilité et de la reconnaissance sociales. Après deux séjours à Chicago et à New York, il a voulu réaliser un projet qui lui tenait depuis longtemps à cœur : organiser un séminaire d’études juives à Paris.

Dominique Bourel, historien et philosophe, est directeur de recherche au CNRS. Ancien directeur du Centre de recherche français de Jérusalem, professeur à l’université Humboldt de Berlin en 2012-2013, il est spécialiste des intellectuels juifs allemands aux XVIIIe et XXe siècles. Il est l’auteur de deux biographies de référence : Moses Mendelssohn. La naissance du judaïsme moderne (Gallimard, 2004) et Martin Buber. Sentinelle de l’humanité (Albin Michel, 2015).

Mathis Marquier est élève à l’ENS, où il prépare l’agrégation de philosophie après un M1 d’histoire de la philosophie à la Sorbonne. Ses travaux se sont portés jusqu’ici sur la philosophie moderne et la Renaissance, de Brunelleschi à Leibniz. Il est fasciné par la créativité hors-norme de la culture judéo-allemande, du XVIIIème siècle à la République de Weimar.  

Bruno Karsenti, philosophe, est directeur d’études à l’EHESS. Il a prolongé la philosophie des sciences sociales à travers des ouvrages sur Comte, Mauss et Durkheim. Depuis cette perspective, il s’est intéressé à divers objets politiques dans Socialisme et Sociologie, coécrit avec Cyril Lemieux (EHESS, 2017) et à la Question juive, dans La question juive des modernes. Philosophie de l’émancipation (PUF, 2017).

Milo Lévy-Bruhl est doctorant à l’EHESS où il prépare une thèse sur le socialisme français et la Question juive. À la croisée de l’histoire sociale et de la philosophie politique, il s’intéresse aux Juifs de France, des Israélites « fous de la République » aux révolutionnaires maoïstes.

Ada Ackerman, ancienne élève de l’ENS Ulm, est historienne de l’art, chargée de recherches au CNRS. En 2017, elle était commissaire de l’exposition Golem ! Avatars contemporains d’une figure d’argile au MAHJ.

Emma Abate, chargée de recherche au CNRS et spécialiste de philologie hébraïque, a écrit de nombreux texte sur le golem, et prépare actuellement un livre sur le sujet : La fabrique du golem, Anthologie de textes d’instruction sur la création d’êtres artificiels dans la tradition juive du Moyen âge à la Renaissance (CNRS éditions).

Léa Jouannais est étudiante de lettres à l’ENS. Spécialiste de littérature allemande, elle a nourri au fil de sa scolarité un intérêt grandissant pour la culture juive, notamment dans son rapport à la philosophie des sciences. Lors de son séjour de recherche à l’université Johns Hopkins de Baltimore, elle a étudié le mythe du Golem et la littérature israélienne, notamment S. J. Agnon, Leah Goldberg, ou plus récemment, Ronit Matalon et Orly Castel-Bloom.

Danny Trom est sociologue, chargé de recherches au CNRS. Son travail porte sur les collectifs politiques. Il a récemment publié Persévérance du fait juif (EHESS/Gallimard/Seuil, coll. « Hautes études », 2018), livre dans lequel il propose d’exhumer la tradition politique du judaïsme des commentaires du rouleau d’Esther.

Avishag Zafrani est docteure en philosophie, chercheuse au centre de philosophie, d’épistémologie et de politique, PHILéPOL à l’Université Paris-Descartes. Sa thèse de doctorat, publiée en 2014 aux éditions Hermann, portait sur Les défis du nihilisme. Ernst Bloch et Hans Jonas. Récipiendaire de la bourse de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, elle poursuit désormais des recherches sur le concept d’antisémitisme métaphysique, ou intellectuel, soit une généalogie des justifications et légitimations parfois constituantes de l’antisémitisme dans l’histoire de la pensée, de la gnose antique à la période contemporaine. 

Yitskhok Niborski est maître de conférences en yiddish à l’INALCO, traducteur et poète. Vice-président de la Maison de la culture yiddish, il est une figure éminente du yiddish en France et l’auteur de dictionnaires de référence yiddish-français.

Carole Ksiazenicer-Matheron est maître de conférence à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, spécialiste de littérature yiddish et des écritures de l’histoire. Elle est notamment l’auteure de Les temps de la fin : Roth, Singer, Boulgakov (Honoré Champion, 2006) et Déplier le temps : Israel Joshua Singer : Un écrivain yiddish dans l’histoire (Classiques Garnier, 2012)

Cécile Rousselet est doctorante en littérature comparée à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle et à Sorbonne Université. Sa thèse porte sur les personnages féminins face à l’histoire dans les romans yiddish et russes de E. Kreitman, I. J. Singer, I. B. Singer, M. Kulbak, E. Zamiatine, A. Platonov et L. Tchoukovskaïa.

Alexandre Beider est un linguiste, spécialiste de l’histoire de la langue yiddish. Il est notamment l’auteur d’ouvrages de référence sur l’origine du yiddish et sur les noms et prénoms juifs, dont Origins of Yiddish Dialects (Oxford University Press, 2015) et A Dictionary of Jewish Surnames from Maghreb, Gibraltar, and Malta (Avotaynu, 2017).

Peter Nahon, archiviste paléographe diplômé de l’École nationale des chartes, agrégé de lettres classiques et docteur en linguistique, enseigne à l’université de Neuchâtel. Ses recherches portent sur les dialectes des Israélites du Midi. Il est l’auteur de Gascon et français chez les Israélites d’Aquitaine. Documents et Inventaire lexical (Médaille Volney de l’Institut).

Sarah Gimenez est doctorante et chargée de cours en judéo-espagnol à l’INALCO. Sa thèse porte sur l’édition critique du proverbier manuscrit d’I.S. Révah ( Salonique, 1936).

Michael Löwy, philosophe et sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS et professeur émérite à l’EHESS. Spécialiste de Marx, du marxisme et de Walter Benjamin, il a consacré de nombreux travaux aux judaïsmes révolutionnaires et libertaires, dont Juifs hétérodoxes. Messianisme, romantisme, utopie (Editions de l’éclat, coll. «Philosophie imaginaire», 2010).

Jean Tain est agrégé de philosophie et doctorant à l’École normale supérieure (Paris). Sa thèse porte sur la place de la littérature dans les échanges théoriques entre Theodor W. Adorno, Walter Benjamin et Siegfried Kracauer.

Valentin Denis est élève en troisième année à l’École normale supérieure au département de philosophie. Dans le cadre de son Master d’Histoire de la philosophie à Sorbonne Université, il travaille sur les rapports entre nature, technique et humanité chez Walter Benjamin.

Rina Cohen-Muller est maître de conférence en histoire contemporaine et histoire israélienne à l’INALCO. Spécialiste de l’histoire du sionisme et des mouvements migratoires en Israël, ses travaux récents portent aussi sur l’historiographie israélienne de ces enjeux.

Thomas De Almeida étudie en master à l’Université de Cergy-Pontoise la fascisation de la vision sioniste du retour à la terre opérée par le révisionnisme de Vladimir Jabotinsky dans les années 1920-1930, et sa pénétration progressive dans la société israélienne.

Vincent Vilmain est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université du Maine. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire des femmes dans le sionisme, sujet sur lequel porte sa thèse de doctorat, la question des minorités et, plus récemment, le rapport des religions à la question raciale. Il a publié Les femmes juives dans le sionisme politique (1897-1921). Féministes et nationalistes ? (Honoré Champion, 2018).

Marie-Laure Rebora est élève à l’ENS, au département de Sciences de l’Antiquité, où elle étudie l’histoire et la littérature des mondes romain et grec. Son master d’histoire et d’archéologie porte sur les inscriptions des catacombes juives de Vigna Randanini, situées sur la via Appia à Rome. En comparant les épitaphes juives et païennes dédiées à des enfants, elle veut évaluer la place des Juifs à Rome et leurs rapports avec la société romaine.

Isabelle Alfandary est professeure de littérature américaine à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle. Présidente du Collège International de philosophie, elle a notamment publié Derrida, Lacan : L’écriture entre psychanalyse et déconstruction (Hermann, 2016).

Myriam Ackermann-Sommer est normalienne agrégée d’anglais et doctorante en littérature juive américaine (Sorbonne Université). Elle est actuellement en formation dans un séminaire new-yorkais, Yeshiva Maharat, pour obtenir une ordination rabbinique orthodoxe.

Lucine Endelstein est géographe rattachée au laboratoire LISST (Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires) à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et chargée de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur les phénomènes migratoires, la mondialisation religieuse et les commerces urbains, en particulier dans les mondes juifs contemporains. Elle a co-dirigé Dieu changé en ville. Religion, espace, immigration (L’Harmattan, 2010).

Cécile Francfort est étudiante en histoire à l’ENS, actuellement en césure. Après une première année de master à travailler sur les artisans à Vienne au XVIIIe siècle, elle fait aujourd’hui un stage auprès d’une société de production de documentaires historiques.

Nava Meron est architecte DPLG, docteur en aménagement et urbanisme et chargée de cours à l’ENSA Paris la Villette. Sa thèse soutenue à l’Université Paris-Nanterre portait sur la ville orthodoxe israélienne d’Elad. Elle y explore le rapport entre la pratique religieuse et la production de la ville, en analysant tant l’espace au quotidien que les enjeux politiques.

Danielle Cohen-Levinas est philosophe et musicologue, professeur à Sorbonne Université, membre associée des Archives Husserl (ENS/CNRS) et directrice du « Collège des études juives et de philosophie contemporaine – Centre Emmanuel Levinas ». Spécialiste de l’oeuvre de Levinas, du moment judéo-allemand et de philosophie française contemporaine, elle est à l’origine, en collaboration avec Perrine Simon-Nahum, du renouveau du « Colloque des intellectuels juifs » dont la première édition s’est tenue à l’ENS en 2016.

Jacques Ehrenfreund est professeur en histoire et sciences des religions à l’Université de Lausanne, spécialiste d’histoire des Juifs et du judaïsme à l’époque moderne et contemporaine. Ses travaux portent principalement sur le judaïsme de langue allemande, et notamment dans un ouvrage à paraître Jewish Memory, German Citizenship (Berghahn Press).

Veronica Ciantelli est postdoctorante en philosophie politique à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Après une thèse sur le mythe chez W. Benjamin (EHESS/Université de Pise), elle a travaillé sur les usages du mythe dans la vie intellectuelle du nouvel État allemand, puis sur la catégorie de peuple paternel/maternel dans les discours antisémites de l’entre-deux-guerres.

Géraldine Roux est docteure et enseignante en philosophie, chercheuse associée au Laboratoire d’Études sur les monothéismes et directrice de l’Institut universitaire européen Rachi à Troyes. Spécialiste de philosophie médiévale, ses travaux portent principalement sur la figure de Maïmonide et sa réception dans le monde chrétien et arabe. Elle est notamment l’auteure de Maïmonide et la nostalgie de la sagesse (Seuil, 2016).

Noémie Issan-Benchimol, diplômée en Philosophie et Études Hébraïques de l’École Normale Supérieure, est doctorante en sciences religieuses à l’EPHE. Elle prépare une thèse sur « Le serment judiciaire en droit talmudique : Essai de Philosophie du Droit », sous la direction de J.-C. Attias (EPHE) et Moshe Halbertal (Université Hébraïque de Jérusalem).

Maurice Kriegel est directeur d’études à l’EHESS, spécialiste de l’histoire socio-culturelle du judaïsme médiéval et moderne. Ses travaux portent surtout sur l’histoire du judaïsme médiéval espagnol. On lui doit un ouvrage de référence, plusieurs fois réimprimé, Les Juifs dans l’Europe méditerranéenne à la fin du Moyen Âge (Hachette, 2006).

Sarah Maugin est doctorante en histoire médiévale à l’Université de Perpignan-Via Domitia et chercheuse à la Casa de Velásquez à Madrid. Sa recherche porte sur une histoire socio-économique des maîtres juifs dans les comtés de Roussillon et de Catalogne (1370-1420).

Perrine Simon-Nahum est historienne, directrice de recherche au CNRS rattachée au département de philosophie de l’ENS. Ses recherches portent sur l’œuvre de Renan, des philologues français et allemands mais aussi sur l’histoire des intellectuels ainsi que sur le judaïsme français aux XIXe et XXe siècles. Elle a récemment publié Les Juifs et la modernité. L’héritage du judaïsme dans les sciences de l’homme en France au XIX e siècle (Albin Michel, 2018).

Anne Simon, directrice de recherche au CNRS rattachée à l’EHESS, est spécialiste de l’œuvre de Marcel Proust auquel elle a consacré de nombreux ouvrages, dont La Rumeur des distances traversées. Proust, une esthétique de la surimpression (Classiques-Garnier, 2018). Son travail s’oriente aussi vers les questions du vivant en littérature via une approche zoo-poétique.

Fanny Arama, diplômée de Sciences Po Paris et agrégée de lettres modernes, prépare une thèse à l’Université Paris-Diderot sur l’œuvre de quatre polémistes héritiers de la pensée contre-révolutionnaire dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ses recherches portent aussi sur l’identité juive dans les écrits de Marcel Proust.

Pierre Birnbaum est professeur de sociologie politique à l’université Paris Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’étude des élites politiques. Ses travaux historiques sur les Juifs et la République – Un mythe politique, la République juive (Fayard, 1988), Les fous de la République (Fayard, 1992), Les deux maisons (Gallimard, 2012) – font autorité.

Justine Janvier est doctorante en esthétique à l’Université Panthéon-Sorbonne.

Danièle Cohn est professeure émérite d’esthétique et de philosophie de l’art à l’Université Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de Goethe, d’esthétique allemande et de l’art allemand d’après-guerre, elle a co-réalisé l’exposition De l’Allemagne, 1800-1939 au Musée du Louvre. Elle a consacré plusieurs travaux à l’œuvre d’Anselm Kiefer, et notamment un ouvrage , Anselm Kiefer, ateliers (Éditions du regard, 2012).

Elisabeth Pacoud-Rème est historienne de l’art. Depuis 2000, elle est chargée des collections au Musée national Message Biblique Marc Chagall à Nice. Elle a notamment été commissaire de l’exposition Chagall : Une vie entre guerre et paix (2013) et Chagall : Des couleurs pour la Bible (2014).

Dan Arbib, ancien élève de l’Ecole normale supérieure et ancien pensionnaire de la Fondation Thiers (2010-2013), agrégé et docteur en philosophie, est agrégé-répétiteur à l’ENS. Spécialiste de philosophie médiévale et moderne, de phénoménologie française et de philosophie de la religion, il est l’auteur de La lucidité de l’éthiqueÉtudes sur Levinas (Hermann, 2014) et de Descartes, la métaphysique et l’infini (PUF, 2017).