L’équipe

Emmanuel Levine est un ancien élève de l’ENS, agrégé et doctorant en philosophie à l’Université Paris-Nanterre. Sa thèse porte sur l’éthique de Levinas et les théories de l’invisibilité et de la reconnaissance sociales. Passionné par l’histoire du Yiddishland et les racines de l’émancipation des Juifs, c’est par des noms comme Levinas, Rosenzweig ou Buber qu’il a commencé à lire de la philosophie. Après deux séjours à Chicago et à New York, il a voulu réaliser un projet qui lui tenait depuis longtemps à coeur : organiser un séminaire d’études juives à Paris. 

Cécile Francfort est étudiante en histoire à l’ENS, actuellement en césure. Après une première année de master à travailler sur les artisans à Vienne au XVIIIème siècle, elle fait aujourd’hui un stage auprès d’une société de production de documentaires historiques. Un goût pour l’Europe centrale et pour la ville de Vienne en particulier l’a amenée à étudier l’histoire des communautés juives ashkénazes, une histoire qui correspond à celle d’une partie de sa famille. Mieux connaître ce passé et lutter contre l’oubli, ces objectifs du séminaire rejoignent ses préoccupations d’historienne.

Milo Lévy-Bruhl est doctorant à l’EHESS où il prépare une thèse sur le socialisme français et la Question juive. À la croisée de l’histoire sociale et de la philosophie politique, il s’intéresse aux Juifs de France, des Israélites « fous de la République » aux révolutionnaires maoïstes.

Léa Jouannais-Weiler est étudiante de lettres à l’ENS. Spécialiste de littérature allemande, elle a nourri au fil de sa scolarité un intérêt grandissant pour la culture juive, notamment dans son rapport à la philosophie des sciences. Lors de son séjour de recherche à l’université Johns Hopkins de Baltimore, elle a étudié le mythe du Golem et la littérature israélienne, notamment S. J. Agnon, Leah Goldberg, ou plus récemment, Ronit Matalon et Orly Castel-Bloom.

Mathis Marquier est élève à l’ENS, où il prépare l’agrégation de philosophie après un M1 d’histoire de la philosophie à la Sorbonne. Ses travaux se sont portés jusqu’ici sur la philosophie moderne et la Renaissance, de Brunelleschi à Leibniz. Il est fasciné par la créativité hors-norme de la culture judéo-allemande, du XVIIIème siècle à la République de Weimar.  

Marie-Laure Rebora est élève à l’ENS, au département de Sciences de l’Antiquité, où elle étudie l’histoire et la littérature des mondes romain et grec. Fascinée par la culture et la philosophie (et aussi la cuisine !) juives, elle a choisi de travailler, dans le cadre de son M1 d’histoire et d’archéologie, sur les inscriptions des catacombes juives de Vigna Randanini, situées sur la via Appia. Ce sujet lui permet de concilier deux champs de recherche qui la passionnent : l’histoire de la Rome antique et les études juives. En comparant les épitaphes juives et païennes dédiées à des enfants, elle veut évaluer la place des Juifs à Rome et leurs rapports avec la société romaine.

Alice Lacoue-Labarthe est agrégée d’allemand et élève à l’ENS. Elle prépare actuellement un projet de thèse sur les transferts culturels vers les espaces germanophones à l’université de Harvard. Au cours de ses études littéraires, elle s’est penchée à plusieurs reprises sur les questions de représentation et de mémoire de la Shoah. Elle s’intéresse tout particulièrement au rôle des femmes dans les cultures juives, notamment dans le domaine de la création artistique, et aux parentés culturelles et linguistiques entre littérature hébraïque et arabe.

Myriam Ackermann-Sommer est normalienne agrégée d’anglais et doctorante en littérature juive américaine (Sorbonne Université). Elle est actuellement en formation dans un séminaire new-yorkais, Yeshiva Maharat, pour obtenir une ordination rabbinique orthodoxe.

Maëlle Partouche prépare une thèse en science politique sur le sionisme aujourd’hui en France et aux Etats-Unis. Titulaire d’un Master en Sciences sociales du politique de l’IEP de Strasbourg. Elle travaille sous la co-direction de Jean-Philippe Heurtin (Université de Strasbourg) et de Danny Trom (CNRS/EHESS), grâce au financement de l’École doctorale en Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes de l’Université de Strasbourg.